Un cri contre la sottise des “prétendument” journalistes de la Radio Men Kontre.
By On 23 Oct, 2017 At 05:56 PM | Categorized As Haiti Political News, Petit-Goave News, Uncategorized | With 0 Comments

Lettre ouverte à la Nation!

 

21034426_1058890617546764_7782995009041658406_nAu chant du coq, je me suis réveillé, et m’apprêtant à faire le coq devant la fraîcheur d’un petit matin dont l’écho sonne comme un airain à nul autre pareil, j’ai été sidéré d’apprendre qu’un petit “zig court” d’une marque indigne accompagné d’un “jeune rayon” de trivialités et de stupidités ont transposé leur “bave de gens sales” sur le terrain d’une piètre pétition en vue de chanter le rosaire d’une station de radio qui, d’ailleurs, est brillée d’un rayonnement planétaire.

J’ai été consterné de voir ce groupe de jeune en train de sacrifier l’expression de la liberté de la parole qu’incarnent les médias sur l’autel de leur petite personne et de leur petite jouissance. J’ai été frappé par la plus grande stupéfaction de les entendre préférer parler une parole touffue, privée, sotte, sibbyline et saugrenue qu’une parole réfléchie, systématisée, médiatisée et publique.

Par conséquent, je tiens, en signe de remontrances sévères et de bon pédagogue, à rappeler que toute société démocratique est une société où médias, société civile et État se coopèrent en se confrontant, et cette confrontation n’est pas une ligne de partage entre des ennemis, mais entre des adversaires. Je souligne aussi que l’existence de l’opinion publique que dirigent les médias supposent une scène, appelée espace public, où s’entrecroisent les regards, et où les raisons, au contact les unes des autres, s’élèvent concomitamment. Et cet espace public, doté d’un pouvoir de légiférer, permet de remettre en question le pouvoir et d’engager un débat public entre la société civile et l’État, en impliquant que le pouvoir politique se fait par et pour le peuple.

Si donc comme le postule Jean Baudrillard «à la catastrophe du réel nous préférons le virtuel», la radio et la télévision s’imposent comme un miroir universel ou, de paraphraser Stendhal, sont comme un miroir que l’on promène le long du chemin. Par ainsi, la radio représente un élément incontournable dans la lutte contre la pauvreté. En tant que terrain de proximité, elle reste le moyen le plus accessible à la population et symbolise un moyen d’identification culturelle de la population, tout en l’aidant à identifier les problématiques pertinentes. Vouloir donc fermer du haut de votre grandeur les portes d’une station de radio consiste à briser ce miroir qui promène le long du chemin des paysans; à détruire cette proximité entre les médias et la population. Autrement dit, mesdames/messieurs, vous êtes en train de commettre un crime contre l’humanité, car vous préférez votre faim de loup de petits grains de riz sur la table fétide garnie du festin des politiciens à la soif de la parole, de la formation et de l’information de la population. Sachez que, petit “zig court” d’une marque indigne, celui qui commande n’est plus celui qui finance, mais celui qui détient l’information. Ainsi donc, quand par souci d’obstruction de l’information vous ouvrez votre grande gueule malade, parce qu’arriviste et avide d’argent et de pouvoir, à l’intention de fermer la petite gueule formatrice d’une station de radio, vous commettez déjà un acte génocidaire, et ce génocide est psychique, parce que toxique.

Le temps presse, il est déjà midi, la frénésie m’envahit et la honte frappe encore une fois à ma porte. À la Nation j’ai voulu, en déposant quelques encres sur les réglures de mon téléphone, m’adresser non pas pour conjurer la honte, mais pour faire de cette honte un acte révolutionnaire.

Patriotiquement et médiatiquement vôtre!

Caleb DORCE
Philosophe

**RADIO THIM FM**

About -

Leave a comment

XHTML: You can use these tags: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>